L'ESVL AU STELVIO

 

 

Parc National du Stelvio – Valtellina

 

 

                     

 

Samedi 23/06 : Notre départ en Minibus depuis Villeneuve est fixé à 7h30 – Nous sommes 10 au total : Jean Marie, Fabrice, Christophe, Paul, Samir, Nicolas, Fred et moi auxquels s’ajoutent Jeremie et Yves   (le team Bianchi) qui prennent une voiture ,faute de suffisamment de place dans le minibus. Vers 15h nous arrivons à l’Hôtel Eira, Nicola le patron nous accueille avec un large sourire et nous prenons possession de nos chambres, l’Hôtel étant magnifiquement situé , au début de la montée vers Bormio 2000 et faisant face à un large panorama surplombant le Village de Bormio. C’est le top, les prévisions météo sont également bonnes …la partie de manivelles va pouvoir commencer.

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Dimanche 24/06 : 1er étape, Bormio – Tirano – Passo Bernina – Passo Forcola del Livigno (2302 m ) – Passo Eire – Passo Foscagno – Bormio  - 127 kms et 3200 m d+

Après un copieux petit déjeuner, nous nous mettons tranquillement en route, Nicolas et Paul ont décidé de ne faire que la Passo Bernina jusqu’à la Forcola del Livigno , ce qui est pas déjà pas mal car il y a 2000 m d’ascension sur ce seul col. Pour les huit autres ce sera une descente de la vallée sur des routes vierge de circulation , car ici en Valtellina on peut se rendre jusqu’à Come par une piste cyclable « exceptionnelle », les Lombards font les choses en grand , on a encore du pain sur la planche pour être au niveau en France. Arrivés à Tirano nous attaquons le Passo Bernina, et son fameux train rouge à crémaillère qui permet de rallier St Moritz et l’Engadine et qui est inscrit au patrimoine de l’Unesco. Pour la petite Histoire je l’avais pris quand j’étais étudiant et pour gagner quelques sous, j’étais partie faire le G.O au Club Med de Pontresina pour une partie de la saison d’hiver ; souvenir, c’était il y a 30 ans. Le décor n’a pas changé , toujours majestueux, la traversée du lac de Poschiavo, et sa petite gare nous oblige à une halte photo. C’est là que nous apprenons que Christophe a chuté, sa roue s’est encastrée dans le rail du train que nous devions traverser ; les dégâts sont importants, la poignée de frein et le levier de vitesse sont cassés et il a de grosses contusions notamment au poignet. Courageusement il reprendra son vélo et montera tout le col jusqu’au sommet de la Forcola di Livigno. Pour ma part c’est à l’arrière, très loin des premiers que je ferai la montée qui m’a tant fait rêver il y a 30 ans, … en prise avec une gastro je vais simplement faire le boulot et rentrer à Bormio comme je peux, c’est comme ça tant pis ; comme dirait l’autre il y a plus grave dans la vie. Le poste Douane jusqu’ou je me hisse accompagné de Samir et ou nous sommes attendus par Yves, Jeremie, Fabrice, Fred et Jean Marie est à 2200 m d’alt. , sous un froid glacial . Un raidard de 1.5 km , au pied duquel nous croisons des Katusha et des Quick- step en ballade nous permettra de rallier le sommet de la Forcola di Livigno. Nico, Paul et Chris montent dans le bus que Nico avait pris le soin de laissé au sommet avant de descendre et faire le col, pour notre part nous nous habillons chaudement et reprenons la route , escaladant le Passo Eire et l’insignifiant (sur ce versant seulement) Passo Foscagno. Je rentre complètement lessivé et je dors pendant 2h alors que les autres sont à la Bière/Pizza au village.

La soirée nous permet de nous retrouver autour d’un plat de Pizzochi, specialité locale, sorte de pâtes à la mode Valtellinese. Le restautant de l’hôtel est le point du chute d’Alexis Pinturault , le champion de ski quand il vient ici pour la coupe du monde. C’est vrai qu’on y mange bien …. Tu vois Gégé t’aurais dû venir toi qui est un épicurien.

 

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Lundi 25/06 : 2eme Etape - Bormio - Mazzo di Valtellina – Passo Mortirolo (1862 m) – Ponte di Legno – Passo Gavia (2660 m) – Bormio - 117 km – 3600 D+

Là on entre dans l’histoire du Giro . Tout le monde est sur le pont sauf Chris qui est partie faire réparer son vélo et soigner sa blessure. Nico est au commande du Bus . Pour ma part, fiévreux et tremblotant la nuit dernière , je monte quand même sur mon vélo et nous prenons la même vallée qu’hier sur 18 kms , arrivés à Mazzo di Valtellina, Paul nous rejoint et nous sommes desormais huit rouges à nous attaquer à la « légende » du Mortirolo, un qualificatif qui n’est pas volé car la montée fait 12 kms pour une pente moyenne de 11.5 % sur une route inégale, bref on est dans le dur tout le temps ; pour ma part je survie avec mon 36/28 et mes jambes sans force, devant j’imagine que c’est la grande bagarre entre les grimpeurs cela va bien pour Yves, Fred, Fabrice, Jeremie et Jean Marie. J’imagine Fred dansant sur son velo et moi , triste réalité , ayant tant de mal à faire tourner ma roue. J’ai bien dû arrivé un quart d’heure après eux, ramassant au passage Samir, qui était arrêté au plus fort de la pente, un peu plus tard arrive Paul, qui sprinte au sommet en criant de joie ; cela fait plaisir de le voir franchir ce col, on est tous heureux pour lui ; un club d’Espagnol attend une de leur membre feminine en faisant une haie d’honneur. Ce col est vraiment particulier …. il faut le faire une fois dans sa vie. La descente est sinueuse et en sous bois, le groupe de devant manque la bonne intersection …et rallongera de quelques kilomètres , Paul et moi faisons les 20 kms de vallée qui nous mènent à Ponte di Legno tranquillement et arrivons au Pic Nic juste avant les autres … pour une fois. Une pause qui fera du bien à tout le monde avant d’attaquer, le terrible Passo Gavia ( 16 km à 8%°) .

Magnifique paysage dans ce col, hors du temps, la route y est mal asphaltée, encore une fois Yves, Jeremie, Fabrice et Fred s’envolent, pour ma part , je gère , je suis un peu mieux que sur le Mortirolo, la route s’incline de plus en plus jusqu’au Tunnel ou des bouquetins nous attendent en spectateurs attentifs. Au sortir du Tunnel, Il me semble distinguer Fred ou Jeremie ou un autre, bref un point rouge , environ 3 km au dessus de moi … Allez encore un effort, j’arrive au Minibus et attend l’arrivée des autres tuniques rouge, ce qui me permet de me changer avant la descente sur Bormio ou nous retrouvons Chris qui a changé son levier de frein et avec lequel on partage tous ensemble une bière sur la place du village ou se croisent tous les jours un grand nombre de cyclistes et de trailers en quête d’aventure et de grands espaces. Ici c’est la mecque du sport nature, quel bonheur d’être là. On y est et on en profite. Tout le monde à la banane (expression fétiche ne notre cher Jean-Luc de Velo 06).

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Mardi 26/06 : 3eme Etape - Bormio - Umbrail Pass ( 2446 m) – Prato dello Stelvio - Passo delle Stelvio (2750 m) – 100 km et 3800 m de D+

C’est le jour du Stelvio, c’est aussi une journée ou tout le monde fera du vélo à la carte (comme un menu qu’on choisi au restaurant étoilé), c’est l’avantage de dormir toute la semaine au même endroit, aucune obligation d’aller d’un point A à un point B ; c’est aussi la premiere fois que les 10 tuniques rouges partent ensemble ; notre cher Nicolas ayant decidé de laisser le minibus au repos. Chris, monte courageusement sur le velo, malgré les douleurs au poignet qui sont plus vives que jamais… La montée du col est longue , environ 20 kms et chacun la fera à sa main , les desormais 4 « costauds» feront l’integralité du parcours, basculant sur Prato dello Stelvio par Umbrail et remontant le Stelvio par les mythiques 60 lacets. Bravo à eux c’est un sacré effort sur 2 ascensions consécutives à 2400 puis 2750 m d’altitude. Nico, Jean Marie, Samir, Paul, Chris et moi faisons la montée intégrale du Stelvio par l’Umbrail et rejoignons la cime ou l’on prends de nombreuses photos et découvrons toute la commercialisation du lieu ( c’est un peu dommage) , la présence de nombreuses boutiques, de restaurants …. Le tout à 2750 m d’altitude. On ne boudera pas notre plaisir on l’a fait, je franchi péniblement « il passo dello stelvio » dans la roue de Nicolas et faisons une photo ensemble au pied de la pancarte matérialisant le sommet. Jean Marie et moi, nous contenterons d’une seule face ; on redescends à Bormio, ou nous profitons de l’ambiance du village et du soleil sur la terrasse d’un bon petit resto - 56 km , une demi-étape diront les puristes…   Paul en fera de même ; quant aux trois autres compères, ils choisissent tous les trois de descendre sur Prato par la face Sud et de remonter cette même face. Une belle preuve de courage, ils feront ainsi une double ascension du Stelvio. Un énorme « Bravi Campioni » à Chris qui l’a fait malgré la douleur, à Samir qui ne lâche jamais rien et à Nicolas qui malgré son manque d’entrainement « a fait le boulot » désormais il peut accrocher le Stelvio à son tableau de chasse.

Il est un peu plus tard, en fin d’après midi, quand tout le monde rentre au bercail, en ordre dispersé, un à un les courageux arrivent ; – le mot d’ordre, en rigolant à table hier soir était « Demain, je ne veux pas voir un coup partir sans un Magicrème » (sic : le velo de Ghislain Lambert) – si notre Président avait été là …. Il aurait vu des « Ghislain Lambert vêtus de rouge» partout dans nature. … Les consignes ont été respectées … à la lettre et le soir tout le monde rigole en regardant le match de l’equipe de France contre le Danemark …Samir est un peu dèçu de ne pas manger de Couscous …mais bon il est au régime pâte, je ne sais pas s’ils connaissent le couscous en Valtellina ????

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Mercredi 27/06 – 4eme Etape – Bormio - Passo Foscagno (2246 m) – Passo Eira ( 2138 ) – Offenpass (2101) – Passo Umbrail (2450 ) – Bormio - 112 km – 4000 D+

C’est le dernier jour, nous retrouvons Nicolas au volant du Minibus, Chris ne peut pas prendre son vélo et tenir sa cocotte de frein en raison des douleurs. Il prends sagement place dans le minibus et nous encouragera pour cette dernière étape qui compte pas moins de 4000 m de dénivelé et l’ascension de l’Umbrail ( ou stelvio les 2 cols se distinguent l’un de l’autre à 3 km du sommet sur 2 des 3 faces ) par la face Suisse. Paul nous suivra jusqu’à mi-parcours, avant lui aussi de choisir de remonter dans la caravane.

Le Foscagno se fait assez rapidement, la pente est assez plate par rapport à ce que nous avons surmonté les jours précédents ( 16 km à 6% environ ) pour ma part je sens enfin, les jambes revenir et retrouve la joie de pédaler, je n’arriverai néanmoins pas à rattraper Fabrice et Yves qui roulent de concert face à la pente et au vent jusqu’au sommet du Foscagno ou nous prenons la pause tous ensemble.

La bascule se fait rapidement et on enchaîne avec le très court Passo Eire pour ensuite faire une pause en Suisse et Nicolas faire le plein en zone défiscalisée pour 0.96 €/litre. On enquille tous les velos dans le Minibus pour passer le Tunnel à paiement et repartir à l’assaut ensuite de L’Offenpass (2101 m ) qui nous permet d’acceder à une vallée magnifique jusqu’au village de Santa Maria et les 14 km environ à 8% du Passo Umbrail. Comme ses deux voisines, cette montée est très dure mais moins longue, le paysage y est magnifique, d’abord en sous bois puis de nombreux lacets, faisant penser à certains endroits aux lacets du Galibier après Plan Lachat. Le minibus nous encourage tout au long de la montée, chacun trouve son rythme, c’est le dernier col de notre « périple », on prend du plaisir, moi aussi pour une fois, je m’amuse à chasser derrière l’intouchable Yves, à qui je rendrai 200 m tout au long du col. C’est beau le vélo, un jour on est au fond du trou et le lendemain on s’amuse. La souffrance est toujours présente, mais le plaisir de grimper des cols mythiques nous aide à la dépasser … Le retour sur Bormio est une formalité ; la dernière bouffe une belle occasion de rappeler les bons moments que nous avons passé ensemble.

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Jeudi 28/06 – Retour sur Villeneuve-Loubet.

Tous les jours on a fait 6h de selle, aujourd’hui c’est 6h de voiture, pour notre voyage retour. Nous avons tous apprécié cet endroit magnifique et avons profité pleinement des conditions météo qui nous ont été favorables. Un énorme merci à Nicolas pour son assistance et sa bonne humeur en toutes circonstances, et un grand bravo à toute l’équipe, les plus expérimentés ayant permis aux moins aguerris de se faire plaisir et de vivre pleinement ces 4 jours dans les Montagnes du parc national du Stelvio. Merci à Fabrice qui a bien choisi les parcours, quant à la localisation de l’Hôtel, son confort et sa restauration, l’adresse est à recommandée. Mille grazie Nicola !!!

 

A presto ... in bicistelvio20  .... GIORGIO

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Paris Nice 2006

Compte –Rendu PARIS NICE  Juin  2006

 

Vendredi 23 Juin : 13h30 , rendez vous au Gymnase pour charger les vélos sur le minibus .

Noël Vitré est obligé de démonter 3 sièges pour rentrer 5 vélos , les 7 autres étant  accrochés à l’arrière .

15h30 Nono et le minibus partent pour St Didier ( Vaucluse) récupérer Michel et Hélène Salès .

 

Samedi 24 juin : 8h Nono repart du Vaucluse pour Paris .

7h25 : Les cyclos sont à la gare d’ Antibes pour partir en TGV , arrivée Gare de Lyon 12h50 ( à l’ heure ! )

18h00 : arrivée du Minibus en pleine «  Gay Pride «  à La Bastille ! ! !

Nuit calme à l’ Hôtel  IBIS

Dimanche  25 Juin  : 6h , petit déj. Copieux ,2006tourEiffel

7h00 Départ sous un ciel menaçant , certains ont déjà mis les sur chaussures , direction la Rue de Rivoli , la Concorde , les Champs Elysées  déserts ( comme au Tour de France ) , l’ Arc de Triomphe , la Tour Eiffel ( la pluie commence fine ) , puis les quais et le Boulevard St Germain ( 1° crevaison ) direction Bercy ( 2° crevaison ), la Nationale 19 ( à 4 voies maintenant et avec ses feux rouges tous les 200m.) Enfin la campagne de la Brie ( 3° crevaison)  , il ne pleut pas trop . On traverse le centre de Melun  avec ses pavés  puis on suit la Seine pour éviter la 4 voies vers Fontainebleau . Là on n’échappe pas aux 12km de N7 à  4 voies . Hélas la pluie augmente , les voitures nous arrosent au passage et 4° CREVAISON ! Il est midi nous arrivons à Nemours (100km ) , arrêt pique-nique sous le pont de l’autoroute , les pieds dans la boue ! Enfin une petite route sur la droite et on quitte la N7  ( 5° CREVAISON ) . On passe à Château Landon  puis Montargis  , on passe sous la N7 et on retrouve la départementale direction Châtillon Coligny , la route est sèche , on suit le canal , c’est plus joli . Malgré le vent du Sud on avance vite souvent 30km/h . N’est ce pas trop pour les jours suivants ? Arrivent les 7 écluses de Rogny , magnifique ! ! ! pour ceux qui les ont aperçues . Puis Bléneau , St Fargeau et son château  , St Amand en Puisaye ( son château , ses potiers ) mais aussi sa côte à la sortie du village . Pour certains l’hypoglycémie est là , pour d’autres la fatigue mais l’arrivée est proche  .

KM 226 : DONZY , l’hôtel toujours aussi ancien mais avec de nouveaux propriétaires moins compétents 

Lundi 26 juin : 8h30 , le ciel s’est dégagé , le soleil et les nuages alternent , la journée sera peut être moins mauvaise que prévu ? Direction La Charité sur Loire , vent de Sud Ouest  donc de face ! et pourtant il faut rouler  . Passage par le centre de La Charité ( très beau  ) , le pont sur la Loire , on change de rive pour éviter la N7 , on suit les canaux  , pas de difficulté à part le vent  , l’allure est bonne , ça rigole dans le groupe .Pique nique comme prévu après 100 km à Montilly  dans un bel endroit ( ombre et W.C. ) . Puis c’est Moulins et son pont sur la Loire , là il ne faut pas se tromper , passer par le centre pour trouver la D12 direction Dompierre sur Besbre . On oblique vers l’ Est et on a le vent de ¾ arrière , du coup le compteur frise souvent  les 35km/h . Passage par Digoin ( ville contrôle) mais surtout connue pour sa porcelaine et son Pont Canal que nous allons voir , photos souvenir et chute de Gérard . Dérailleur coincé avec patte tordue , impossible de rouler , plus de mécano à Digoin . Alors on va réparer , un étau et Eric redresse la patte , on remonte le dérailleur  , on règle : 7 vitesses sur 10 passent bien , çà suffira pour Paris- Nice !

176 km : NEUZY , Arrivée à l’ Hôtel Le Merle Blanc ,toujours parfait avec des patrons sympa et compétents .

L’orage éclate mais nous sommes à l’abri , une bonne partie de la nuit il va pleuvoir  , la météo de demain est catastrophique : orages tout le long de notre trajet !

 

Mardi 27 Juin : 3° jour , les anciens ,  Michel , Jean-Louis et moi , ont prévenu c’est le jour le plus dur !

8h00 départ : le ciel est noir au Nord , mais un peu plus clair vers le Sud  , la route est humide , ça sèche plus vite que chez nous .

Pour éviter la Nationale qui descend vers Roanne , c’est un vrai casse tête , nous suivons le canal  dès la sortie de Digoin . Là c’est la campagne  profonde , les vaches , le fumier … mais peu de voitures . KM 35 , une averse à Arlaix , on a le temps de s’abriter 10 minutes sous le porche de l’église et c’est fini , la route est un peu mouillée mais le goudron était chaud , ça sèche de suite . A Changy on coupe la N7  pour prendre la D8 , la  première vraie côte se profile aves St Polgues et ses 600m. d’altitude  . Puis de nouveau du plat et la chaleur , on arrive à Boën KM 110  ( encore un bel endroit pour pique-niquer à l’ombre ) . Le poulet rôti est apprécié  par tous .  On repart pour Montbrison ( contrôle) , c’est toujours plat ! A St Just-St Rambert changement de musique ,il fait 35° et les côtes arrivent , d’abord celle de Chambles ( 39° au sommet , le soleil nous brûle ) ; l’eau des bidons est très vite tiède et pourtant il faut boire ! Au sommet on bascule dans la vallée de la Loire à Caloire ( très bel endroit encaissé) . Ensuite ça monte et ça descend jusqu’ à Aurec sur Loire ( KM 167) . en peu de temps le ciel est devenu blanc , puis gris et c’est l’averse . On enfile l’imper , on l’enlève .On attaque la montée de St Didier  , 1°crevaison , on répare , on continue à grimper : 2° crevaison  , réparation , un tournant et on retrouve Eric qui a encore crevé ( 3° crevaison en 6km) ..

2006ParisNice GerbierdeJoncLa pluie se densifie , ça tonne et c’est la grêle , la température est tombée à 17 ° ! Et ça monte toujours …Monique souffre mais elle serre les dents encadrée par Jean-Jacques  et Claude . Elle arrive au sommet pour redescendre et affronter la dernière bosse de la journée . Jusqu’à Montfaucon çà monte , la pluie se calme un peu pour laisser à nouveau place à la grêle .

200km pile : Montfaucon Arrivée à l’hôtel de l’ Avenue ( accueil parfait , les bagages sont montés à l’étage) . 10 minutes après notre arrivée la grêle retombe , la route est transformée en ruisseau  , que sera demain ?

Cà fait rien , prenons déjà la douche et lavons nos affaires , et le repas va nous revigorer .

 Bon restau. une adresse à retenir : excellent rapport qualité/prix . ( en plus la France bat l’Espagne .. en foot ! ! !)

Mercredi 28 Juin : 8h petit d éj , pour une fois on se repose un peu ! il faut réparer les chambres à air , nettoyer ( un peu) les vélos !

9h00 : départ  pour traverser le Massif du Mezenc et la Haute Ardèche : 150km au programme seulement !

La météo s’est trompée le ciel est bleu et le soleil déjà présent , la route a séché . Température douce dans les forêts de châtaigniers , ça monte progressivement , notre petit groupe a le sourire , le soleil est là . On passe à Tence  puis le Mazet , on dépasse les 1000m d’altitude . Le plateau continue de monter : Fay sur Lignon 1150m , Les Estables  1250m puis c’est le sommet de notre Paris-Nice : le Mont Gerbier de Jonc avec son col à 1420m. Plusieurs bars se disputent la véritable source de la Loire ! 15 km de faux plat descendant parmi les ‘ sucs ‘ (petits sommets arrondis  en Ardéchois ! )  et nous voilà au Col de Mézhillac  ( haut lieu de l’ Ardéchoise) . Pique-nique à l’ombre , jambon cru du pays ! Ce sera notre dernière halte fraîche . Après c’est la descente rapide sur Antraigues . Nous entrons dans la fournaise du Sud de l’Ardèche ( 35° à l’ombre mais nous sommes au soleil ! ) . Trois bosses et quelques crevaisons , une route N102 pleine de camions et nous voilà dans la vallée du Rhône à Viviers ,

KM  158 : Bourg St Andéol  , arrivée à l’hôtel Le Clos des Oliviers , accueil chaleureux mais trop chaud même avec ventilateurs .

Nuit blanche pour tous entre la chaleur et le bruit , c’est pas comme ça qu’on va récupérer .

Jeudi 29 Juin : 7h petit déj. Tout le monde est un peu groggy  .

8h00 départ pour une étape de transition  sans grosse difficulté .

Après Pont St Esprit , il faut trouver la petite départementale vers Mondragon et son petit pont sur le canal de Donzère –Mondragon . Ensuite c’est la montée sur Rochegude , il commence déjà à faire chaud ! Puis Ste Cécile les vignes et le plateau balayé par le mistral  défavorable au départ . Ensuite on oblique vers le Sud à travers les vignobles de Vaqueyras , Gigondas , Cairanne , Beaumes de Venise .. Au loin se profile le Ventoux , on ne le grimpera pas cette fois ! La circulation augmente avec notre entrée dans Carpentras , A Perne les Fontaines , arrêt pour les bidons , on a fait 70km , l’eau du bidon  ( s’il en reste ) est tiède . Monique est de nouveau malade , heureusement il n’y a pas de col , la route est plate le long de la Durance . Après Cavaillon , les Borys KM 114 : on s’arrête pour manger . L’ombre est appréciée mais il faut continuer sous la chaleur et l’ombre des platanes de temps en temps .A Cadenet : le pont , et on change de rive puis c’est Meyrargues et Jouques avec ses fontaines ( arrosage généralisé )  . Il nous reste 12 km à faire , les maillots et les casques sèchent trop vite . Le dernier faux plat est  vite avalé , la moyenne aura été élevée : 27km/h sans les arrêts .

KM 168 : RIANS , l’hôtel de l’ Esplanade est à l’abri des platanes et les chambres paraissent fraîches ! Les peaux sont brûlées et la Biafine de rigueur pour certains !

Super ambiance au repas , Monique a retrouvé l’appétit .

Vendredi 30 Juin : 7h00 petit déj.

8h00 , départ pour Nice , il va falloir avaler toutes les bosses de l’arrière pays varois !

Au début c’est plat ou presque , on file , en 1h30 on est déjà à Sillans la cascade , petit arrêt pipi et pain d’épices . on n’est pas pressés . Ensuite c’est Salernes et ses carrelages ( il fait déjà chaud ! ) Les montées commencent : Flayosc où la télé nous rejoint puis Draguignan et sa fournaise … Les organismes commencent à souffrir , aux Quatre Chemins de Callas : arrêt pique-nique , interviews de France3 Côte d’Azur : les filles ( Hélène et Monique ) sont à l’ honneur . Et pour cause , c’est une première .

La suite du parcours on la connaît bien : la côte du Tignet , la Colle Noire , Grasse . C’est là que plusieurs collègues du club viennent à notre rencontre pour finir jusqu’à Nice . Aie , aie , aie la circulation , les travaux à Cagnes , les gaz d’échappement … on avait un peu oublié ! Par contre il fait moins chaud qu’en Provence , à Ferber demi-tour et retour à Villeneuve où nous sommes accueillis triomphalement , Municipalité en tête .

Embrassades avec les familles et les amis .Réception dans la Salle de la Mairie :  Félicitations du Maire : Richard CAMOU  et du Député     ( et membre de notre club cyclo ) Lionnel  LUCA  .

BILAN : 1100km et 8000m de dénivelé en 6 jours !  et tout à la pédale comme dirait Nono

 

Merci à notre « Coach » Nono et à ses girls :Hélène S. , Viviane et Corinne.

Les 13 heureux pédaleurs sont :

Monique MAURICE et Hélène RUSSO ,

Frédéric ASCONE , Jean-Jacques DEREPAS , Bob FOULON , Alain GRAS , Fabrice GRAS , Claude LAMASUTA , Laurent LELOUARN , Eric MERCIECA , Jean-LOUIS PETITE , Michel SALES , Gérard SOLE .

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Immersion dans la GRANFONDO FAUSTO COPPI 2015

fausto coppi

IMMERSION DANS LA GRANFONDO FAUSTO COPPI 2015

 

Ce dimanche 12 juillet 2015, nous sommes 5 membres du club à participer à cette Cyclosportive Internationale,, qui regroupe cette année pour sa 28 ème édition environ 2200 participants partagés sur 2 parcours , le Mediofondo de 111 Km et 2500m de dénivelé et le Granfondo de 177 km et 4200 m de dénivelé.

Il est 6h45 du matin, nous nous joignons, tous vêtus du maillot rose de l’édition 2015 au long cortège des participants qui s’est formé sur la piazza Galimberti à Cuneo. Les consignes de course sont données et s’ensuit un compte à rebours sur la musique des Pink Floyd ….. A 7h précise, le départ est donné au « Pink Peloton » ….Au sortir du pont qui enjambe Vallée Stura , les deux tracés se séparent c’est à cet instant que ma longue journée de vélo commence, c’est partie pour 177 km, Fawzy, Jean Marie, Boris (qui s’est joint à l’expédition en qualité de future recrue ) se joignent à moi comme environ 900 autres coureurs quant à Jean Luc, Gilles et le reste du peloton, ils ont opté pour le 111 km.

Les 30 km nous menant à Piasco sont rapidement avalés, nous sommes bien calés dans les roues dans le second peloton qui roule à 45 km/h … pour l’instant rien à dire que du bonheur, le ciel est bleu ... « la vita e bella » .

faustocoppi039La montée de 10 km à 8 % de moyenne sur une chaussée inégale et truffée de trous vers le sanctuaire de Valmala (1400 m d’altitude ) m’oblige inévitablement à inverser les rapports et à mettre le 34/27 afin d’économiser la monture. Au sommet petit ravito, une « nonna piemontaise » qui voit passer la course assise sur sa chaise me tient gentiment le vélo pendant que je me nourris d’une banane. Une petite parenthèse pour évoquer l’organisation extraordinaire de l’événement, route intégralement coupée, police et signaleurs à tous les carrefours et embranchements. A cela une grosse présence du public sur les traversées de village et les cols nous donne la dimension de cette cyclosportive qui n’a pas usurpé sa réputation d’un des « Big Four » européen non seulement pour sa difficulté mais aussi pour son organisation.

La descente se fait prudemment en sous bois, et s’ensuit un faux plat montant vers le Colleto di Rossana avant l’entrée dans Dronero, traversée spectaculaire du pont Médieval et coup de guidon à droite pour se présenter devant la montée sur Piatta Soprana (1139 m alt ) , 9 km à 7.5 % de moyenne, un nouveau mur se dresse devant moi. Fawzy et Boris ont visiblement la « caisse », Jean Marie et moi les laissons filer et formons un binôme solidaire. Je fais la montée à ma main, profitant de la présence d’Allemands ou de Hollandais pour papoter un peu et faire passer le temps plus vite – arrivé au sommet j’ai le sentiment que la journée va être longue, ces 2 deux premiers cols me font penser que le 27 sera dur à emmener dans la fauniera ….. le début de l’ascension me donne raison …. Je ne suis plus dans les mêmes conditions qu’il y a trois semaines lors de la reco (ou nous n’avions que les 4 km du Montemale et la descente dans les jambes ) j’ai déjà 100 km et 2 gros cols dans musette mais le moral est bon et autour de moi, les autres cyclos ne sont pas mieux…alors « Forza ».

Je monte prudemment les premiers km du colle dei Morti – Plus connu sous le nom de « Fauniera » , une ascension redoutable , dans le plus pur style des cols Italiens avec des rampes impitoyables à 15 % et une pente moyenne de 7.5 % sur 22 km. Alors que la pente se cabre vers Campolino et Castelmagno, je vois des cyclistes qui visiblement abandonnent un après l’autre la course, rebroussant chemin ou s’arrêtant pour finalement ne plus repartir. Je comprends que tout va se jouer dans la tête et qu’il va falloir en garder un peu pour affronter les 7 derniers km, les crampes sont là, toutes proches, ce qui m’oblige a alterner de long passages en danseuses afin de relâcher le muscle endolori, depuis le hameau de Chiappa pour la première fois je distingue la petite route qui conduit au sommet du col, mon compteur bloque à 7km/h dans des pentes à 11%, c’est dur, très dur mais avec Jean Marie nous arrivons enfin au sommet. La pause est un peu plus longue, on se ravitaille on prend du sucre et au vu des délais imposé par la course on bascule dans la descente, laissant derrière nous la stèle de Marco Pantani. Ce versant du col est moins pentu, mais magnifique et verdoyant, la descente est très engagée, au fond de la vallée on arrive à Festiona avec pratiquement 1 heure d’avance sur l’horaire de mise hors course. C’est bon nous arriverons à Cuneo même si la dernière ascension reste à faire.faustoCoppi036

Madonna del Coletto est une montée très connue par les cyclistes du coin, je m’y suis entrainé sur l’autre versant quand je venais en vacances chez ma Nonna ( Grand-mère ), une fois de plus en voyant ces 8 km et sa pente allant de 7 à 11 % je mets « tout à gauche » , je laisse filer Jean Marie qui m’attendra en haut et je monte à ma main , devant moi je vois les cyclistes qui zigzague sur l’asphalte, ….7….8 …. 9 km/h indique mon compteur , tout le long de la montée des madones balises mon chemin de croix, mais la cime à 1350 m d’altitude est toute proche - Ravito éclair, descente rapide sur Valdieri , la chaleur étouffante de la plaine nous attend alors que l’arrivée n’est plus qu’à 30 km. Jean Marie et moi en avons encore sous la pédale et profitons de la plaine pour tirer des longs bouts à 40 km/h dans un groupe que nous faisons rapidement exploser avec le concours de deux Italiens…..
…. à 16h20 nous passons la ligne, la main dans la main, heureux d’avoir partagé cette belle et dure journée de vélo. L’objectif est atteint, nous nous classons modestement à la 438 et 439 ème place sur 520 classés dans les délais sur la longue distance (Fawzy et Boris finissant en 8h50). En relevant les données de mon compteur, une donnée , parmi d’autre me frappe particulièrement - la déclivité moyenne est de 7.9 % pour 60 km de montées cumulées !!!! ….

« La Fausto Coppi se mérite, nous l’avons faite »

 

  • Fausto1

    Fausto1

  • FaustoCoppi036

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  • Faustocoppi039

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  • Foto32015

    Foto32015

  • Partenza

    Partenza

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    De Strasbourg à Nice 2012

     

    Un récit épique impressionnant !
     

    Strasbourg - Villeneuve de l’ESVL Septembre 2012
    Les 17 valeureux cyclos :
    Hélène Russo, Bernard Derepas, Bob Foulon, Claude Lamasuta, Eric Merciéca, Eric Motte,
    Etienne Chaude, Fabrice Gras, Fred Ascone, Gérard Solé, Jean-Claude Collart, Jean-Jacques Derepas, Jean-Louis
    Petite, Patrick Girard, Patrice Bertini, Serge Lasserre et Alain Gras.
    Les gentils suiveurs :
    Liliane et Franck Morra , Viviane Gras, Corinne Derepas, Gaétane Derepas.
     
    Vendredi 7 Septembre, atterrissage sans retard à l’aéroport de Strasbourg, TER pour la gare centrale , 10 minutes de marche pour déposer les bagages à l’hôtel Ibis et c’est notre premier contact avec l’Alsace : une
    choucroute à la Winstub « Le Clou ». Petite déambulation entre la cathédrale et la Petite France et c’est déjà l’heure de retrouver Franck , Liliane et les vélos. Le minibus passe au forceps sous le porche, les vélos couchent
    dans les chambres ! Déjà il est 19h, l’heure de la marche apéritive le long de l’Ill pour manger à la brasserie de l’Ancienne Douane où nous retrouvons nos amis Alsaciens (Roland, Maurice, André, Dany et Fabien ) . A la 7°
    ou 8° Flammecuchen nos estomacs sont prêts a accueillir les tartes aux pommes flambées ! Il est 23h00 quand on se couche, nos copains de Mommenheim vont dormir peu !
     
    Strasbourg VL 013Samedi 8 Septembre: 1° étape Strasbourg - Orbey , 138km et 1800m de dénivelé. 8h20 : rendez vous avec nos 5 Alsaciens du club de Mommenheim (eux ils pédalent depuis 7h00 ! ! !).
    8h30 : départ et photo du groupe devant la Petite France Après quelques km sur la D45 on retrouve une vraie piste cyclable le long d’un canal, très agréable, mais en groupe il faut penser aux cyclistes qu’on croise. A 10h15 nous avons fait 35km et arrivons à Obernai et sa belle place pavée. La première difficulté du jour se présente (5km de vraie montée et 4km de faux-plat) : le Mont Ste Odile (764m) que nous rejoignons vers 11h20. Une halte de 10mn s’impose pour regarder le panorama et le couvent. La descente sur Barr est rapide. En passant par le centre ville (piéton et cycliste) on tombe dans le marché, on se faufile jusqu’à un policier ! « le marché n’est pas une piste cyclable », il nous dévie et je me trompe de route à la sortie de Barr ; un petit crochet par la D1422, puis on reprend la route des vins vers Dambach, on traverse Kintheim et on grimpe la 2° difficulté du jour (8km de montée avec 1km à 8%) : le Haut Koenisbourg (755m). Il est déjà 13h40, on pique-nique, à l’ombre, en goûtant la première des bouteilles de vin d’Alsace que nos copains de Mommenheim nous ont offert. Les pommes de terre de Liliane sont excellentes. France 3 Alsace nous appelle, rendez vous à Ribeauvillé à 15h. OK nous y serons ; la descente sur Tannenkirch
    est belle. La visite de Ribeauvillé est succincte car les interviews donnent le rythme, ensuite on grimpe dans Riquewihr sur les pavés en s’arrêtant qu’au sommet ! Difficile de faire des photos. Ensuite on roule à travers les
    vignes (filmé par la caméra de France3) , on tourne vers Kaysersberg, traversée de la grande rue touristique, arrêt devant le resto de Hassenforder. Puis c’est la montée sur Orbey (550m) où notre hôtel nous attend avec
    une bonne truite (précédée de nombreuses bières).  Cette première étape sous un soleil magnifique aura donné des idées de visite plus approfondie à ceux d’entre nous qui découvraient l’Alsace
     
    Dimanche 9 Septembre : 2° étape Orbey – Villersexel : 159km , 2400m de dénivelé.
    7h30 : petit déjeuner copieux
    8h30 : départ en pente dans le village avec du 8% puis une belle montée régulière (7km à 6% de moyenne)
    jusqu’au Col du Calvaire (1134m) . Là nous prenons la Route des Crêtes, jamais plate , mais jamais trop pentue.
    La vue est immense car il fait soleil et il n’y a pas de brume. Notre petit groupe (22 ) avance disloqué au rythme
    des montées et des arrêts photo. Les vues sur les Vosges côté Lorrain sont magnifiques : La Bresse, les lacs de
    Longemer et Retounemer… Tranquillement nous arrivons au pied du Grand Ballon (1365m), 2km de montée
    franche et nous sommes à notre point culminant du périple. Un regroupement avant la descente sur le Col Amic
    où l’on arrive à midi pour un super pique-nique. On goûte le Gewurtz (toujours du Petit Braquet) . Il fait chaud au
    soleil, les alsaciens se cachent à l’ombre !
    Belle descente sur Willer sur Thur où je sais qu’il y a une piste cyclable qui va jusqu’à Fellering, j’essaye de la
    trouver (en partant du mauvais côté). Pendant que je roule sur la piste (trottoir) cyclable, presque tous me
    doublent par la route. Au bout de 300m je suis sur d’être dans le mauvais sens ; mais comme c’est plat les
    rouleurs foncent devant à 30km/h. Ils font demi-tour après 2 ou 3 km d’erreur ; avec Gérard, Fred et Eric
    Merciéca on les attend tranquillement. Enfin on trouve la piste cyclable, on atteint enfin Fellering (un tour de
    village pour rien , merci le pêcheur) et on trouve la route du Col de Bussang. Descente sur St Maurice en
    Moselle, puis on emprunte la route fermée du Col du Ballon d’Alsace(1178m). Fermée pour cause de grimpée
    chronométrée ; les officiels nous laissent passer , ça grimpe bien régulièrement (9km à 7%, quelques passages
    à 8%) , il fait chaud. Tout le monde arrive au sommet pour une photo souvenir. Le minibus n’a pas pu passer , il
    nous rejoint à Giromagny pour un goûter bien mérité, il reste encore près de 50km de plat. Les locomotives
    (André, Maurice, Fabrice, Fred , Eric…) sont devant à 40 ou 50 km/h, nous on avance tranquille à 30km/h, on
    va pas se faire péter les varices ! Il y a encore 4 jours de route ! Enfin nous voilà à Villersexel devant l’hôtel
    « Relais des Moines », il est 18h45. C’est l’heure des bières ou de l’apéro, offerts par le « Petit Braquet de
    Mommenheim ».
    Après un bon repas (et une douche quand même), nos amis alsaciens rentrent chez eux (en fourgon)
     
    Lundi 10 : 3° étape. Villersexel - Lajoux, 193 km et 2400m de dénivelé .
    7h00 petit déj.
    8h00 : départ. Nous ne sommes plus que les 17 villeneuvois pour attaquer cette étape (la plus dure)
    Il fait toujours beau, à peine frais pour la Haute Saône, après 9km sur le grande route de Montbelliard, on trouve
    la départementale D31, magique : elle longe des rivières ; après l’Isle sur Doubs, elle nous amène à
    Longemaison pour midi-pile, le pique-nique sur la place de l’église. Une erreur de parcours nous fait monter une
    bosse pas prévue, on se retrouve à Montbenoit et on arrive à Pontarlier par une petite départementale. On a
    évité la nationale 57 et on a gagné 7km ! Tant mieux. A Pontalier Jean-Louis (le régional de l’étape) dirige la
    manoeuvre : cap sur le château de Joux, puis le Lac de St Point qu’il a traversé X fois à la nage. Le site est
    beau, la lumière est belle aussi. JL fait la bise à Tonton et il nous retrouve au belvédère. On poursuit par
    Malbuisson en longeant le lac, puis on suit le Doubs jusqu’à Mouthe (où il prend sa source). Déception à Mouthe
    il ne fait même pas froid !
    2012 Strasbourg VL 2Ballon d’ Alsace
    A Chaux-Neuve on tourne à gauche direction Morbier, un petit col (1140m), où l’on fait notre goûter, puis c’est
    plat et ça descend à Morbier puis Morez. On perd tout ce qu’on a monté, au plus bas de Morez on est à 800m ;
    c’est là qu’on attaque la montée sur Prémanon (1112m) . Le belvédère des Maquisards n’aura qu’un client (moi),
    il faut dire que devant se joue le classement général, on ne s’arrête pas dans une bosse ! Bob et Bernard en ont
    plein les chaussettes mais ils terminent quand même encouragés par Jean-Claude. Patrice a rendu les armes
    depuis le Col de la Ferrière qu’il a du grimper 2 fois (erreur d’aiguillage). A Prémanon il fait frais, c’est le Jura.
    Une hésitation de la tête du groupe (qui veut aller aux Rousses), puis on se remet dans le bon sens : Lamoura,
    et Lajoux où le patron bedonnant (bon signe) nous attend. Il est 19h, une bonne douche et à table, excellent
    repas avec plateau de fromages locaux (c’est rare).
    Mardi 11 4° étape : Lajoux – St Egrève 170km , 1400m de dénivelé
    Petit déjeuner à 8h00 (un peu de repos !)
    Départ 9h00 sauf pour Fabrice, Fred et Eric Motte qui trouvant l’étape trop facile ont ajouté le Grand Colombier.
    Après une descente tranquille le long de la Valserine, erreur de parcours à Chézery Forens, on arrive après une
    côte (non prévue) à Bellegarde, retour sur le parcours à Chatillon en Michaille. On a pris du retard, Fabrice et
    ses collègues aussi ont fait la même erreur ! On passe près de Génissiat, le fameux barrage sur le Rhône, hé
    oui c’est la « haute vallée du Rhône ». A 11h30 on arrive au casse-croûte prévu à Lhôpital, un peu tard mais on
    commence à avoir faim, les faux plats avec le vent ça use ! Au niveau de Culoz on enjambe le Rhône pour
    suivre le canal de Savière, on découvre une petite perle : Chanaz . On suit le Rhône jusqu’à Yenne . Le piquenique
    est au Lac d’Aiguebelette qu’on n’atteint qu’ à 14h15. Fabrice, Fred et Eric sont encore à 40km du lac, le
    Grand Colombier 
    leur aura coûté beaucoup de temps ! Ils n’arriveront qu’à 16h. Nous on continue notre
    progression, les nuages se sont invités pourvu qu’on rentre avant la pluie ? On traverse les gorges du Guiers,
    puis les Echelles, St Laurent du Pont et le Col de la Placette (587m) , la pluie menace dans la descente sur
    Voreppe. Il reste 7 km de plat pour arriver à St Egrève, la piste cyclable est obligatoire mais avec les travaux
    c’est compliqué. Enfin on arrive au grand carrefour de l’autoroute, je suis sur que l’hôtel est à gauche mais un
    brave plombier nous aiguille de l’autre côté, quel erreur de demander son chemin , nous voilà au milieu de la 4
    voies empêtrés dans les camions. Enfin ½ tour et on trouve l’hôtel, on a plus qu’à aiguiller et attendre le minibus.
    Pour une étape de plat et de descente on aura quand même fait 1400m de dénivelé !
    Mercredi 12
     
    Mercredi 12 5° étape : St Egrève – Sisteron 200km prévus
    6h30, il crachine , on craignait la pluie pour le Vercors, ce sera encore le cas (pour la 3° venue du club dans le
    Vercors). 6h45 : petit déj. On essaye de partir tôt car la journée sera longue.2012Strasbourg VL
    7h45 départ avec imper mais la pluie s’est arrêtée, la piste cyclable suit l’ Isère jusqu’à Sassenage. Là
    commence la montée et la pluie s’invite! Les petits groupes se multiplient, A Engins je regroupe tous ceux qui
    étaient avec moi ou derrière, on est quand même 11, vu le temps il vaut mieux rester groupés. A l’entrée de
    Lans en Vercors, Frank et Liliane ont fait un arrêt café dans un abribus où l’on retrouve Gérard. J’ai trop froid
    pour m’arrêter, je continue doucement le faux plat jusqu’à Villard de Lans. Devant les 5 rapides sont partis, mais
    où ?
    Nous sommes 12 ensemble, la route des Grands Goulets est encore déviée, on tente notre chance quand
    même, peut être à vélo ça passe ? Et bien non, on nous envoie dans un raidillon gravillonné qui rejoint la
    déviation. On s’arrête dans un gîte d’ hote où une mémé nous dit que c’est par là haut et qu’on rejoindra bien le
    Col du Rousset (elle nous conseille d’attendre un jour pour repartir !).
    La route est étroite, ça monte à 1357m, il pleut, il fait 7° (c’est l’été ?) Au sommet il paraît que je suis violet ? La
    descente est désagréable avec le froid. Nous rejoignons enfin la route de la Chapelle en Vercors, Bob crève, le
    seul qui n’est pas trop gelé pour l’aider est Claude !
    Frank arrive avec le minibus ; Fabrice, Fred… sont derrière nous (ils nous attendaient dans Villard de Lans) . On
    demande à Frank de nous trouver un resto pour midi, on est gelés, on pourra pas pique-niquer dehors. Enfin on
    se remet en route toujours avec la pluie jusqu’à St Martin en Vercors où un resto ouvrier nous attend.
    Qu’importe le menu, on sera au chaud, c’est déjà ça ! Pendant le repas on cogite , on n’a fait que 60km , il en
    reste 140. Le minibus ne peut pas faire des rotations complètes, il faut donc amener les plus gelés jusqu’au Col
    du Cabre (pied ou sommet selon la pluie), les lâcher pour qu’ils repartent à Sisteron à vélo ; puis repartir à la
    rencontre de ceux qui restent. Jean-Claude en bon président se dévoue, il repart à vélo laissant les plus vieux et
    la seule féminine rentrer en minibus. J’ai donc la chance d’escamoter le Col du Rousset et le Col de Cabre car il
    y pleut encore. Heureusement de l’autre côté du col de Cabre c’est trempé mais il ne pleut plus, on (Hélène,
    Claude, Bob , Patrice et moi) enfourchons nos vélos pour 60km de descente et de faux plats. Etienne malade
    restera dans le minibus (avec les odeurs de parmesan !) Frank récupère après Luc en Diois : Jean-Claude,
    Patrick, Serge, Gérard et Jean-Louis pour les amener directement à Sisteron. Fabrice, Fred, les Eric continuent
    à grimper le Col de Cabre (ils auront fait tout le dénivelé) Jean-Jacques se fait récupérer par Corinne, quant à
    Bernard : « le Focus n’abandonne jamais ». Il erre 15km derrière les premiers sans lumière et la nuit est proche.
    Dernier voyage pour Frank, à 25km de Sisteron il retrouve Fabrice, Fred et les Eric qu’il charge pour cause de
    nuit tombante et il remonte à la recherche de Bernard. A près de 20h30 les derniers rescapés arrivent. Une
    douche et à table, on a faim (avec le froid on a perdu des calories !)
    Jeudi 13 6° étape : Sisteron - Villeneuve
    Toute la nuit le vent a soufflé, le ciel est dégagé.
    7h30 : petit déj.
    8h30 : départ vent dans le dos, 30km/h facile en caressant les pédales. Dès l’entrée de Sisteron on prend la D4
    parallèle à la nationale et à la Durance, belle vue sur la citadelle de Sisteron. On passe à Volonne puis à Malijai
    on garde la nationale pour 7km car le pont sur la Bléone est annoncé coupé. Ca roule vite mais sage ! On
    enjambe la Bléone au Chaffaut puis on rejoint Chateauredon. A la clue de Chabrières (sous le Col du Corobin !)
    la falaise est purgée, du coup la route est fermée pendant les navettes d’hélico. On avait 15mn d’avance, on va
    les perdre ! L’arrêt est moins long qu’annoncé, le vent dans le dos nous mène vite à Barrème. Le col des
    Lecques (1148m) est grimpé facilement, au début de la descente le pique-nique est installé. On est en avance
    de 30mn quand on repart. Descente très sinueuse sur Castellane, puis dernière grosse difficulté ; le Col de
    Luens (qui n’en finit jamais même après le panneau du col) . Ensuite on arrive en terrain connu : Logis du Pin,
    Séranon, Caille, Andon : pause goûter, on traîne un peu ; il est 15h30 quand on repart d’Andon pour Gréolières,
    Pont du Loup. Hélas on n’avait pas eu de problème jusqu’à là, il a fallu qu’à 18km de l’arrivée, une gourde sorte
    de chez elle en marche arrière pour faire tomber Patrick (fracture du scaphoïde), il rentrera en minibus
    17h15, arrivée à Villeneuve, les femmes impatientes de voir leur mari sont là, les enfants aussi., des collègues
    de club ont voulu fêter notre arrivée. De plus nous sommes accueillis par le maire, l’adjoint aux sports et Lionel
    Luca. Les félicitations affluent de toute part, les remerciements aussi ; nous nous quittons après les dernières
    embrassades.2012StrasbourgVL 10
    Au total les 17 d’entre nous qui ont fait tout le parcours auront fait de 950km avec 11500m de dénivelé jusqu’à
    1050km et 14000m pour ceux qui ont passé tous les cols
    Je félicite le groupe pour sa cohésion, on a le plus souvent roulé en groupe à une allure permettant aux moins
    forts de suivre. Vous voyez que c’est possible (il faut dire que le président a toujours donné l’exemple)
    Merci bien sur à nos accompagnateurs sans qui ce genre d’aventure serait difficile à réaliser.
    Alain Gras
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